La légende tournée vers l’avenir

 

Le dimanche 14 avril, en ouverture de l’épreuve World Tour, se tenait la 17ème édition de Paris-Roubaix Juniors, une course réservée aux athlètes n’ayant pas dépassé 19 ans. Au menu: 111 kilomètres entre Saint-Amand-les-Eaux et le Vélodrome de Roubaix, et 17 secteurs pavés, dont ceux de Warlain à Brillon, Mons-en-Pévèle, Cysoing, Camphin-en-Pévèle ou encore le Carrefour de l’Arbre.

Un rendez-vous attendu par les athlètes de la Relève FFC-ŠKODA, qui espèrent graver leurs exploits dans le marbre, à l’heure d’affronter les 29,2 kilomètres de routes pavées !

 

 

Une épreuve à part

 

Celle que l’on surnomme affectueusement « La Reine des classiques » ou « l’Enfer du Nord » fascine depuis sa création en 1896. Fallait-il être fou pour prendre le départ de cette course flandrienne à nul autre pareil. La distance initiale, parsemée de secteurs pavés de 280 km pouvait refroidir les plus téméraires. Paris-Roubaix est une histoire de héros, partis à la conquête non pas de la gloire mais du dépassement total de soi-même !

 

 

Les coureurs sur "La Reine des classiques"

 

 

Derniers réglages

 

À 24 heures du grand jour, c’est le moment de reconnaître le parcours, d’écouter les entraîneurs, qui sont là pour transmettre leur expérience de l’épreuve. Objectif numéro 1 : prendre conscience de la chance de pouvoir participer à une épreuve de légende, et surtout prendre du plaisir le lendemain. Le moment venu, la clé du succès sera de ne pas se laisser entraîner par la pression que génère cette course unique, qui nécessite une attention mentale de tous les instants.

 

 

Prêts pour le départ

 

 

Le mythe dans la tête

 

Nos 6 coureurs Juniors de la Relève FFC-ŠKODA montent sur le podium pour la présentation d’avant-course le visage fermé, dans un froid cinglant. L’Enfer du Nord tiendra toutes ses promesses avant même le passage du peloton Elite. Quelques minutes de home trainer avant le départ pour se réchauffer, se rassurer aussi. Dans les esprits, un mélange d’excitation et d’appréhension. Paris-Roubaix est une course unique dans le calendrier. Quel coureur n’a jamais rêvé de s’imposer sur le légendaire Vélodrome de Roubaix, soulever le fameux pavé du vainqueur et prendre ainsi la roue des champions les plus illustres.

 

 

Pose avant la course

 

 

Les pavés forgent les hommes

 

Emprunter des secteurs appartenant à l’histoire du cyclisme, comme Le Carrefour de l’Arbre, qui sera quelques minutes plus tard le théâtre de l’attaque décisive de Philippe Gilbert chez les pros, est une expérience qui les marquera à vie. Les encouragements du public, les muscles et les chairs se déformant sous les vibrations des pavés, la fatigue psychologique accumulée, sont autant de rites de passage pour ces coureurs. Quoi qu’il arrive dans la suite de leur carrière, ils pourront dire : « J’y étais, j’ai fait Paris-Roubaix ».

 

 

Et au final

 

Antonin Corvaisier pouvait légitiment espérer réaliser une belle performance après avoir terminé sur le podium sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne et le Tour des Flandres. Malheureusement, le rythme très élevé dès le départ, les nombreuses chutes avant le premier secteur pavé, ainsi qu’un mauvais placement, ne lui ont pas permis de s’exprimer à la pleine mesure de ses qualités. Il termine finalement 14ème sur le Vélodrome, après avoir sprinté pour la 5ème position, d’une course remportée par le coureur néerlandais Hidde Van Veenendaal. Et une belle satisfaction à l’issue de la course : sur les 6 coureurs engagés avec la Relève FFC-ŠKODA, 4 sont parvenus à rallier la ligne d’arrivée parmi les 50 premiers.

 

 

Sprint final sur le vélodrome