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La nutrition sur le Tour de France est devenue un aspect clé dans la vie des coureurs. Mais comment les habitudes alimentaires ont-elles changé lors du Tour de France ? De l’arrivée des chefs cuisiniers dans les équipes cyclistes, à la structure de l’alimentation à base de glucides, de gels ou de boissons énergétiques, tout est millimétré. Jetons un coup d’œil à l’évolution de la nutrition cycliste des années 1960 à aujourd’hui. 🧐

La nutrition à l’ère moderne

C’est au moment de l’après-guerre que la nutrition sur le Tour a commencé à devenir plus importante. Mais un changement est toujours difficile à adopter et les cyclistes ont gardé pendant longtemps des habitudes étranges. Eddy Merckx, par exemple, parlait de l’importance de la viande : « On mangeait à 6h30 ou 7h00 du matin avant la course. D’abord un petit déjeuner avec du fromage et du jambon, puis des steaks. C’était horrible, mais vous savez, il fallait manger des steaks pour être fort. C’était complètement fou. Le dîner c’était de la soupe, pourquoi pas un peu de poisson, puis des pâtes avec un autre steak.». Fort heureusement, plusieurs inventions et découvertes clés ont changé l’orientation de la nutrition des cyclistes professionnels depuis ces années-là.

« Vous savez, il fallait manger des steaks pour être fort. », Eddy Merckx

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Merckx lors du Tour 1975. ©Profimedia

1965 : Gatorade

Gatorade, ce nom vous parle probablement. Créée en 1965, la marque a changé à jamais la nutrition sportive. A l’époque, les athlètes d’endurance rencontraient divers problèmes dûs à une trop grande perte de sodium par la sueur. La boisson Gatorade était devenue la boisson électrolytique riche en sodium pour résoudre ce problème sur le Tour.

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Gatorade s’est fait un nom sur le Tour dans les années 1960. ©Profimedia

1967 : le concept de « carb loading »

Dans un article paru en 1967, le scientifique Gunvar Ahlborg formule un tout nouveau concept qui ne vous est probablement pas inconnu : le “carb loading“. Ses publications d’études s’axent autour de la promotion du besoin en glucides, avant et pendant l’exercice physique. Une nouvelle approche qui a provoqué un changement progressif de la nutrition sur le Tour. En effet, la balance a commencé à basculer des régimes riches en viande vers les régimes riches en glucides.

Années 1980 : un tournant pour la nutrition sur le Tour

Les coureurs s’éloignent petit à petit de la nourriture classique pour se tourner vers les barres et les boissons emballées. Tout à coup, les notions autour de la nutrition prennent un nouvel angle avec les glucides, mais aussi les protéines, les graisses et les antioxydants. L’idée pour les fabricants est d’isoler puis de conditionner ces nutriments dans des produits alimentaires pratiques, rapidement absorbés et techniques.

1985 : la caféine

Vers 1985, la caféine a été établie comme une aide ergogénique c’est-à-dire une aide au processus de développement de l’activité musculaire. Boire du café avant la course est alors devenu monnaie courante, plutôt pratique si vous êtes un amateur de café. De nos jours, le café reste l’une des rares substances légales à avoir un impact positif sur les performances.

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Le café est encore l’un des rares stimulants légaux. ©Profimedia

1987 : les gels sportifs

Les gels sportifs ont été inventés pour aider les cyclistes à consommer plus de glucides sans problèmes digestifs. Le premier s’appelait Leppin Sports Squeezy, suivi par Power Bar et bien d’autres noms que vous connaissez probablement. Dans les années 1990, ces gels étaient déjà considérés comme indispensables.

1988 : les coureurs mangeaient 5900 kcal par jour

En 1988, une étude publiée dans International Journal of Sports Medicine étudiait cinq coureurs du Tour de France de cette même année. Les chercheurs ont découvert qu’en moyenne, les cyclistes consommaient environ 5900 kcal par jour, buvaient 6,7 litres de liquide et que 61 % de leur alimentation se composait de glucides. Mais ce n’est pas tout ! Ils consommaient en moyenne 94 g de glucides par heure pendant la course. Ces chiffres sont proches de ce que consomment certains coureurs aujourd’hui.

Années 1990 : des chefs cuisiniers sur le Tour

Dans les années 1990, l’équipe 7-Eleven a été la première à recruter un chef cuisinier lors du Tour de France. L’objectif était d’assurer une nourriture de grande qualité pour les coureurs, mais aussi d’éliminer le risque d’une mauvaise alimentation dans les restaurants d’hôtels. Ainsi, la nutrition d’équipe s’est développée en s’éloignant du pain et des pâtes typiques proposés dans la plupart des hôtels. Désormais, il était possible de cuisiner une plus grande variété d’aliments frais et nutritifs.

Années 2000 : les galettes de riz

Dans les années 2000, les chefs cuisiniers des équipes du Tour ont élargi leur intervention nutritive. En plus d’aider les coureurs à s’alimenter lors du petit-déjeuner et du dîner, ils ont intégré des encas à base de galettes de riz. Il s’agit d’un aliment fraîchement préparé, facile à déguster à vélo, avec un meilleur goût que les gels connus jusqu’alors. Désormais, les coureurs pouvaient manger plus en se sentant mieux et souffraient moins de troubles gastro-intestinaux. Et il en existe de toutes sortes ! Les galettes de riz remplies de fruits ou de noix, d’autres d’acides aminés, de protéines et de saveurs riches en matières grasses comme le bacon ou les œufs.

Années 2010 : la périodisation nutritionnelle

Après l’arrivée des chefs cuisiniers dans les équipes, le pôle nutritionnel a continué à s’étoffer avec d’autres corps de métier comme les nutritionnistes. Les coureurs ne se sont pas contentés d’adopter une seule façon de manger durant l’année ou pour le Tour. Leur apport a commencé à être périodisé. Mais de quoi s’agit-il ? Avec des approches telles que le “Fuel for the work required” (“Du carburant pour le travail requis”), les coureurs peuvent avoir des apports faibles, moyens et élevés en glucides tout au long du Tour en fonction de leurs besoins, du type d’étape et de leur objectif stratégique. Vous l’aurez compris, l’alimentation est 100 % personnalisée !

La nutrition sur le Tour : un rôle à part entière

La préparation des courses est orchestrée autour de la nutrition pour atteindre une performance globale lors des compétitions. Au fil des années et des décennies, la nutrition évolue grâce à la recherche. Les progrès continuent et se développent de jour en jour. Mais que nous réserve les années à venir ? Difficile de le prédire… Mais il y a fort à parier que de nouveaux moyens de s’alimenter verront le jour dans le peloton.

D’ailleurs, si vous aussi vous souhaitez mieux gérer votre nutrition, jetez un oeil à notre article conseil sur l’alimentation. Et n’oubliez pas, se faire plaisir en mangeant sainement c’est possible !

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