On adore tous voir nos barres de progression se remplir sur Strava ou nos scores exploser sur Zwift. En cyclisme, on parle souvent de blocs de foncier, de travail au seuil ou de pics de forme. Mais il y a un bloc que l’on oublie presque tout le temps de noter dans l’agenda : le repos.
Pourtant, l’importance du repos en cyclisme est au moins aussi grande que tes séances de fractionné. Parce qu’il n’est pas mesurable en watts ou en kilomètres, et qu’il fait stagner ton TSS (ton score de fatigue), c’est souvent le premier qu’on sacrifie. Grave erreur : ce manque de récupération te coûte plus de forme que tu ne l’imagines.
Le repos n’est pas l’absence d’entraînement
Dans la culture vélo, on voit souvent le repos comme un simple arrêt de l’activité. En réalité, c’est précisément là que ton corps progresse. L’entraînement donne le signal (le stress), mais c’est le repos qui permet à ton organisme de s’adapter et de devenir plus fort. Sans récupération, tu n’accumules pas de la puissance, tu accumules de la fatigue.
L’importance du repos en cyclisme, surtout en période d’intersaison, n’est pas de ne plus rien faire du tout. C’est de supprimer la structure, de baisser la pression physiologique et de laisser tes batteries se recharger.
C'est quoi le TSS ?
Tu as peut-être déjà vu ce score (Training Stress Score) sur tes applications d’entraînement. Pour faire simple, c’est une note qui mesure la « dose » de fatigue que tu infliges à ton corps lors d’une sortie, en combinant la durée et l’intensité. Plus le TSS est élevé, plus tu as puisé dans tes réserves. L’idée du repos, c’est justement de faire tomber ce score à zéro pour repartir sur des bases saines.
Ce qui se répare vraiment quand tu coupes
Quand on roule, on pense souvent « cuisses et poumons ». Mais le repos agit sur bien d’autres systèmes :
- Ton appareil locomoteur : Tes tendons et tes articulations s’adaptent beaucoup plus lentement que tes muscles. Ils ont besoin que tu arrêtes les mouvements répétitifs pour soigner les micro-douleurs de la saison.
- Ton système nerveux : Gérer l’effort, la trajectoire et la vigilance demande une énergie folle à ton cerveau. Une vraie coupure permet de retrouver ta fraîcheur mentale et tes réflexes.
- Ton équilibre hormonal : Un entraînement intensif constant peut déréglé tes hormones et affaiblir ton système immunitaire. Le repos remet les compteurs à zéro.
La psychologie du "No Ride" : pourquoi est-ce si dur ?
Si beaucoup d’entre nous zappent la récupération, c’est souvent par peur.
- Le sentiment d’identité : On a l’impression que si on ne roule pas, on n’est plus vraiment « cycliste ». On perd ce sentiment d’appartenance à la communauté.
- La peur de perdre le niveau : On imagine que trois jours sans vélo vont effacer des mois de travail (spoiler : c’est faux).
Ironiquement, ce sont ceux qui ont le plus de mal à s’arrêter qui en ont le plus besoin. Le burn-out sportif arrive sans prévenir, simplement parce qu’on a traité la récupération comme une option.
À quoi ressemble une vraie phase de récupération ?
L’importance du repos en cyclisme se traduit par des actions concrètes pendant 1 à 3 semaines :
- Pas de plan d’entraînement structuré : On oublie les intervalles et les objectifs de puissance.
- On déconnecte le Garmin : Si tu sors le vélo, c’est pour le plaisir d’aller chercher le pain ou de voir les copains. On ne regarde pas les datas.
- Priorité au sommeil et à la nutrition : On soigne la base.
- Mobilité douce : Un peu d’étirements ou de gainage, mais sans aucune pression de performance. Tu as lu notre article à ce sujet ?
Tu sauras que ton repos est efficace quand tu te sentiras physiquement frais, mais surtout quand tu ressentiras cette petite « faim » de vélo, cette curiosité de remonter en selle.
© Joshua Tsu
Le bénéfice sur le long terme
Ceux qui planifient l’importance du repos en cyclisme sont ceux que l’on retrouve devant au printemps. En respectant tes cycles naturels, tu assimiles mieux l’entraînement, tu évites les blessures de surmenage et tu gardes ta motivation intacte année après année.
Tu veux rouler chill ? On a la solution
Le repos ne génère pas de trophées virtuels, mais c’est lui qui détermine si ta prochaine saison sera une réussite. Et si tu as envie de reprendre en douceur, sans pression de performance et avec des cyclistes de ton niveau, n’hésite pas à rejoindre une des sorties gratuites organisées par nos clubs Škoda We Love Cycling partout en France. C’est l’occasion idéale pour rouler « chill » et partager notre passion commune !
